Le chemin de mémoire de Kerlouan
Ce projet vise à maintenir présent le souvenir des événements qui se sont déroulés sur le sol kerlouanais pendant cette période 1939-1945.
L’occupation allemande à Kerlouan s’est déroulée en trois phases successives :
1. 1940 : l’invasion
2. 1940 – 1942 : l’occupation
3. 1942 – 1944 : la mise en défense des côtes et construction du Mur de l’Atlantique
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- 1 et 2) L’invasion allemande et l’occupation
Les allemands prirent possession rapidement de la commune. Une partie de l’école de Skol ar Groaz fut utilisée comme caserne. Le manoir de Kerenez, et certainement d’autres maisons furent réquisitionnées.
La population fut vite mise sous contrainte. Des actes isolés d’insoumission ou de sabotage pouvaient entraîner la mort, la déportation, des représailles collectives et des sanctions pécuniaires frappant la commune tout entière.
Voici ci-dessous la liste des unités de l’armée de terre ayant séjourné à Kerlouan [1]
– 251° division d’infanterie (juillet 1940 – avril 1941)
– 257° division d’infanterie (mars 1942 – avril 1943)
– 113° division d’infanterie (mars – juillet 1943)
– 371° division d’infanterie (avril – octobre 1943)
– 343° division d’infanterie (mi-1943 – août 1944)
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- 3 – La construction du mur de l’Atlantique


Les Tobrouks étaient les ouvrages les plus nombreux. Certains étaient équipés d’une mitrailleuse, ou même d’ une tourelle de char…
Le site du Tobrouk de Kerlouan a été réaménagé dans le cadre du « chemin de mémoire ». La carte suivante montre l’ensemble des ouvrages présents sur la commune (figure 1).
La circulation sur la côte était interdite. Pour y accéder il fallait faire valoir des conditions dérogatoires (pêcheurs, habitations). Certains endroits étaient minés.
La baie de Tressény propice à un débarquement, était couverte de chevaux de frise et de barbelés que des habitants réquisitionnés devaient placer puis déplacer en fonction des marées.
La construction des éléments se fit avec le sable prélevé sur place et des habitants furent réquisitionnés
Les Tobrouks étaient les ouvrages les plus nombreux. Certains étaient équipés d’une mitrailleuse, ou même d’ une tourelle de char…
Mettre à la place la photo du Tobrouk restauré
Le site du Tobrouk de Kerlouan a été réaménagé dans le cadre du « chemin de mémoire ». La carte suivante montre l’ensemble des ouvrages présents sur la commune (figure 1).

| Figure 1 : le mur de l’Atlantique à Kerlouan |
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- 4 – Une bataille navale au large de Kerlouan :

Le 29 avril 1944 un combat naval féroce opposa les navires canadiens
Haida et Athabaskan aux T27 et T24 allemands

Touché par l’Haïda, le T27 fut contraint de s’échouer au large de Meneham.
Les allemands firent appel à l’expérience des pêcheurs de Meneham pour aller secourir les marins en détresse.
L’Athabaskan fut coulé lors de cette bataille par le T24 allemand, au large de l’île Vierge de Plouguerneau.

Quelques marins purent être sauvés mais il y eut de nombreuses victimes.
Un monument de Kerlouan célèbre cet événement tragique
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- 5 – La résistance à Kerlouan :
Roger Bothuan directeur de l’école du Tréas et résistant, fut arrêté et exécuté à Brest par les nazis le 7 août 1944.
Maurice Michali propriétaire d’une résidence à Kerlouan, y exerça une activité de résistant. Il fut arrêté et déporté en camp de concentration du fait de ses conditions de juif et de franc-maçon.
Les Drs Paugam de Plounéour-Trez et Jaouen de Kerlouan furent actifs au sein des réseaux locaux et parmi d’autres l’abbé Rannou…
Une section locale de FFI. s’était également constituée à Kerlouan dont voici les noms :
Berthou Ange- Cabon Marcel – Kerguelen Raymond – Le Mestre Auguste – Salou Grégoire – Jaouen Alain – Le Roux René – Le Roux Jean – Queffelec Alexandre – Jestin Philippe – Bramoulé Alexis – Gourhant Francis – Balcon René – Gac Antoine – Le Gall Jean – Droff Joseph – Méar Paul – Le Berre Jean – Abautret Alfred – Abautret Jean – Hulin Amédée – Boucher Jean – Ropars Gabriel – Boëdec Goulven – Cloarec Jean – Guivarc’h Francis – Gac François – Habasque Joseph.
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- 6 – Des témoignages pendant l’occupation
Durant cette période, certains des écoliers de Skol ar Groaz dont les locaux avaient été réquisitionnés par les allemands, furent dirigés vers des salles de classe improvisées dans le bourg.
Kerlouan accueillit pendant la même période, des élèves réfugiés de Brest, après que la ville fut ravagée par les bombardements.
Remerciements : les auteurs remercient pour les documents fournis
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- l’association GERFAUT 29
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- le musée de Plougonvelin .
ouvrages présents sur la commune : https://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/recherche/globale?texte=kerlouan&option=tous
Tobrouks :
LIENS SITE EPK :
Pêcheurs locaux : LA FIN D’UN NAVIRE DE GUERRE ALLEMAND SUR LA COTE DE KERLOUAN
Certains endroits étaient minés : MON VILLAGE A L’HEURE ALLEMANDE*
élèves réfugiés de Brest : souvenirs de guerre ML Stéphan