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Chapelle de St Guenal - Kerlouan

 

 

Chapelle St Gwenal de Kerlouan

 

 

 

 

 

 

 Chapelle de St Guenal  - Kerlouan

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle de St Gwenal à Kerlouan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle de St Guenal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle de St Guenal de Kerlouan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme beaucoup de communes en Bretagne, Kerlouan possédait beaucoup de chapelles, aujourd'hui disparues. Certaines ont laissé des traces dans le sol, mais d'autres n'existent plus, mais nos aînés s'en souviennent.

La chapelle st St Gwenal se situe tout près qur quartier de Lestonquet. Elle est dédiée à Saint Gwénal.

En 1986, elle était encore à  l'abandon, n'ayant plus de toit, le dessus de la porte et son clocheton avait disparu ainsi que le sommet du pignon percé d'un vitrail. La végétation dense poussait librement à l'intérieur qui servait depuis longtemeps de dépotoir.

La famille Cavarec se trouve propriétaire de ces ruines : elle habite tout près, dans une maison construite dans les débuts de ce siècle sur l'emplacement d'un petit manoir dont on a trouvé une pierre portant gravée l'inscription suivante : "A.B.A.S.Q. - 1521" : peut être est-ce aussi l'époque où fut construite la chapelle voisine. Celle-ci fut, paraît-il très fréquentée au temps où elle faisait partie d'un vaste domaine, au XVème ou XVI ème siècle qui regroupait les quartiers actuels de Lestonquet, Kersenval et Lezerider. Certains prétendent même que ce domaine comprenait également La Seigneurie de Lescounoc en Plounéour-Trez.

Un grand pardon avait alors lieu, chaque année, le jour du mardi-gras, ce qui n'était pas un hasard car Gwenal passait pour être le Saint-Patron des bouchers, et ce jour là, tous les habitants des quartiers voisins, et même delà, venaient à la Chapelle, apportant en offrande, chacun un morceau de lard qui était ensuite vendu aux enchères, car le lard était en ses temps-là, la viande principale des paysans. Tout cela donnait lieu à une fête très appréciée.

La Chapelle primitive était plus importante que ne le laisse voir les murs actuels et comme l'indique le cadastre du XIXème siècle.

 L'état dans lequel se trouvait encore en 1986 cette chapelle provient de plusieurs causes :

- Abandon porgressif et quasi généal dans toute la France, des traditions et  de la désaffection des cérémonies religieuses en dehors des églises paroissiales,

- Coût éléve de l'entretien des bâtiments si bien que l'on délaisse souvent ceux qui e sont pas à usage professionnel,

- Un incendie a ravagé ce petit édifice vers 1890-1900.

 

En effat, un voisin habitant à Kerzenval, tient de son père qui est né en 1881, qu'une jeune fille qui vivait chez ses parents non loin de la chapelle, dans une chaumière actuellement disparue, venanti chaque jour faire des dévotions dans la Chapelle et allumait une bougie au pied de la statue en bois de St Guenal, lorsqu'un jour une bougie s'est renversée et a mis le feu à la statue ; puis le feu s'est communiqué à la toiture. Chacun sait que tout le bâtiment sans toiture est voué rapidement à la destruction des murs par les imtempéries et aussi par la disparition des pierres utilisables et qui se retrouvent dispersées un peu partout. C'est bien ce qui s'est passé ici. Et en outre, durant la guerre de 1939-1945, des soldats allemands utilisèrent quelques pierres pour la construction de blockhaus.

Et c'est ainsi que , comme beuacoup d'autres chapelles, la Chapelle e St Guenal allait porgressivement disparaître du paysage léonard, la pierre d'autel ayant en outre été cédée pour l'Eglise de Lilia, lorsque...

Lorsque, en 1986, la jeune et dynamique association "Environnement et Patrimoine" qui venait de se constituer à Kerlouan, décide comme l'un de ses premiers objectifs et sous l'impulsion de son président-fondateur de faire toutes les démarches, d'une part, auprès de tous les organismes officiels et  privés pour obtenir des subventions ou dons, afin de faire restaurer cette chapelle et lui donner tout son lustre. Ce ne fut pas toujurs facile de règler le problème financier qui ne fut résolu qu'après de longues démarches, souvent vaines, mais en fin de compte, le budget suffisant pour permettre à l'association de faire entreprendre des travaux.

 

Le 8 juillet 1990, l'association "Environnement et patrimoine" et la famille Cavarec ont eu la grande satisfaction d'inaugurer la chapelle St Guenal restaurée, en compagnie des personnalités civiles et religieuses du pays, des habitnats des quartiers voisins de Kerzenval, Crémiou, Lestonquet, Rohou, etc... et d'autres habitants de Kerlouan.

Il est maintenant possible à tous de réaliser qu'une petite chapelle revit, c'est tout un quartier, c'est même tout un pays qui retrouve son âme, qu'une chapelle c'est aussi un llieu de rencontre pour diverses manifestations publiques et privées, mais c'est encore un retur aux traditions ancestrales car le jour d'un pardon, c'est de nouvea la fête au village.

 

Aves ses pierres dorées par le lichens, son petit clocheton, as cloche sauvée un jour d'un bateau naifragé sur la côte, tout cela donne uncharme discret à cettte chappele qui a retrouvé tout son cadre aves sa nouvelle pierre d'autel, sa stèle remise à sa place et qui rappelle un culte plus ancien. Mais il lui mlarque encore son if et son muret que l'on aimerai franchir,comme autrefois, par un escalier, une pierre posée verticalement sur une ou ou mrches, il lui lanque encore son placitre...

Sans doute, cette chapelle a-t-elle dû servir de lieu où l'in enterrrait les morts du voisinage . Nul ne le sait, mais ce que l'on sait, c'est que jadis unprêtre du nom de LE GALL y fut enterré, vers 1620, près de l'autel où se trouvait sa pierre tombale, et en procédant en 1986 au déblaiment de la chapelle, des membres de l'association ont déterré une rotule de genou, pieusement conservée.

La Chapelle de St Guenal est devenue l'un des plus beau fleurons du patrimoine kerlouanais.

 

Mais qui est ce Saint Guenal qui adnné son nom à la Chapelle ?

 

Ilest connu et honoré ailleurs qu'à Kerlouzn et souvent sous d'autres noms :

Ainsi à l'église de Bolazec sous le nom de Guenael ou Gwenael

En Caudan (Morbihan) de Locunel

A Eliant, de Guinal

A Ergue-Gaberic de Guinal

A LAndivisiau, de Guenal ou Venal

En Loperhet de Kenal

A Mauron (Morbihan) en Guinel

En Plomeur (Morh=biahn) de Guenal

A Plouénna de Guenal

A Plougonvelin de Guenal

 A poullaouen de guenal ou Veinnel

A StPol de Léon de Venal

A Quimper (au Moulin Vert) de Guenal

Son véritable nom serait "Gwenael" qui vient de étymologiquement des formes anciennes de Vuinhael, Guenhael, Guiheal, nom composé de "Gwen" (Blanc heureux) et de "Hael" (généreux)

Son père serait un certain ROMEL (ou Romulus) à qui on prête un souche nombreuse de Saints, et entre autres descendants, Saint Cado, son petit-fils par sa fille aînée qui avait épousé Gundle.

La Légende fait naïtre GUENAL au début du VIème siècle à Quimper. Et voici comment, dans son livre "Bretagne des Saints", Florian LE ROY raconte la première rencontre du jeune GUENAL et de St Guenoel, le créateur de l'Abbaye de Landevennec : Guenole venait de séjourner à la cour du roi GRADLON, quand dans une rue de QUIMPER il est surpris de voir un jeune garçon abandonner ses compagnons de jeu pour s'agenouiller devant lui. GUENOLE, après un silence le regarde au visage : "Mon fils, voulez-vous venir dans notre monastère servir Dieu ? "

- C'est tout mon souhait . Je veux passer ma vie au service de Dieu , sous votre règle et discipline ".

L'enfant essayait déjà de se mettre au pas de l'abbé, mais celui-ci satisfait de l'épreuve, lui tapote la joue : "Bon... Bon... retournez maintenant chez vos parents, car le chemin est long d'ici au monastère pour vos petites jambes" .

Le gamin ne l'entendait pas de cette oreille. Il s'obstina, trottina jusqu'à LANDEVENNEC d'où , du consentement de son père il ne sortit plus. Il s'appelait GUENAEL, fils du Comte ROMULUS, un des gentilshommes de la Cour.

La mort de St GUENOLE avait été digne de la fresque : si las , si vieux, il souhaitait lui-même que son âme se détachat de son corps. Une nuit qu'il méditait à l'église sur la Passion du Seigneur, le vaisseau s'éclaira comme en plein midi, et un ange vint avertir l'Abbé que Dieu l'appellerait à lui le lendemain. A l'aube il rassemble , ravi , tous les religieux pour leur donner ses suprêmes recommandations et désigner son successeur, son disciple le plus cher, son imitateur, GUENAEL, dont , après avoir célébré pontificalement la messe et communié ses frères, il tint à recevoir l'extrême-onction avant d'expirer sur les degrès-mêmes de l'autel, dans une vision des cohortes angéliques. "

La légende dit que, comme beaucoup de moines de cette époque, GUENAL préféra se retirer dans la solitude, après avoir été un certain temps l'Abbé Directeur de l'Abbaye de LANDEVENNEC, et il s'établit à l'Ile de GROIX où il devait décéder vers 585-590 .

Lorsque les Normands envahirent tout l'ouest de la Gaulle, en 919-920, d'après les Annales de l'Abbaye de REDON : "les Bretons étant les uns et les autres soit tués, soit chassés, alors des corps Saints qui étaient en Bretagne, furent emportés dans différentes régions".

Et dans leur livre: "La Bretagne des Saints et des Rois du V° au X° siècle", André CHEDEVILLE et Hubert Guillotel précisent :"C'est dans ce contexte de violences, de luttes, que s'est déroulé l'exode de l'élite bretonne. L'ensemble du royaume fut alors saisi par un courant de panique générale. Ce fut d'un monastère qui devait *être situé en Vannetais que provenaient les reliques de Saint GUENAUD ou GUENAL, qui furent abritées au début du X° siècle par THION , le Vicomte de PARIS, dans son domaine de Courcouronne, près de CORBEIL, puis portées dans cette ville".

Nul ne sait ce que sont devenues les reliques de ST-GUENAL....

Le sentiment d'affection pour ce Saint était resté encore vif au début du XX° siècle, malgré l'état de délabrement de sa chapelle, et un habitant du quartier se souvient parfaitement qu'étant enfant, il venait, suivant la coutume, allumer une bougie dans la chapelle ., pour favoriser une heureuse délivrance chaque fois qu'une truie allait mettre bas : Est-ce parce que le mot de "Genel, voisin de "Kenal" , signifie "naître" , c'est à dire , venir au monde ?

Ce lieu , comme tous les lieux considérés comme sacrés , favorisait toute manifestation bizarre à être considérée comme miraculeuse, et c'est ainsi que dans les années 1940, on découvrit un jour dans la chapelle une feuille de liseron sur laquelle un ver, en cheminant, avait laissé des traces très visibles dessinant comme une Jeanne d'ARC sur son cheval . La feuille fut conservée pieusement, et pendant longtemps on vint , parfois mème de très loin, contempler ce phénomène. Mais à la longue, la feuille avec ses effets miraculeux s'est desséchée et a fini par perdre tout, son intérêt.

D'autre part, chaque Saint ayant des dons, on prête à St GUENAL d'avoir séjourné le long de la côte KERLOUAN où vivait un dragon,' et le Saint l'en avait chassé un jour après lui avoir imposé les mains en murmurant : Kerz ac'ha leac.'h ze ta anneval" que l'on peut traduire en français par "va-t-en de ce lieu, toi , animal". D'où serait dérivé le nom du quartier de KERZENVAL (anneval = Kerzenvel)


Source : Environnement et Patrimoine - Livret n°11 de juin 1990

 
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